Archive pour 4 juin, 2012

Rwanda: Attentat contre l’avion de l’ancien Président rwandais : Les révélations du Journal Libération ne sont ni nouvelles ni probantes

Rwanda: Attentat contre l’avion de l’ancien Président rwandais : Les révélations du Journal Libération ne sont ni nouvelles ni probantes nkiko-nsengimana-umufatanyabikorwa-wa-rnc

Nkiko Nsengimana

Parce que la mémoire de l’opinion publique est fugace, certains journalistes recyclent du vieux en le présentant comme du neuf. Dans un but inavoué d’enfumage de ladite opinion, de pression sur le nouveau gouvernement français et sur les juges français chargés de l’instruction du dossier de l’attentat aérien du 6 avril 1994 qui a coûté la vie au Président rwandais Juvénal Habyarimana, le journal français Libération, dans sa livraison du 1er juin 2012, « révèle » qu’une quantité «indéterminée» de «missiles sol-air de type SA-7» de fabrication russe ainsi que «15 missiles sol-air de type Mistral» de fabrication française et dont la vente était interdite, figuraient dans l’arsenal des Forces armées rwandaises (FAR) défaites en 1994.

La suggestion de la journaliste Maria Malagardis est limpide et implacable : selon la journaliste, ces missiles Mistral auraient été utilisés par l’ancienne armée pour liquider physiquement le Président Juvénal Habyarimana et ainsi donner le signal à la perpétration du génocide. En même temps, elle ôte, dans ce très grave crime, toute imputabilité à l’ancienne armée rebelle du Front patriotique rwandais (FPR), aujourd’hui au pouvoir au Rwanda.

En effet, selon les experts balistiques mandatés par le Juge Trevidic, ces deux types de missiles ont été écartés de la liste des armes du crime dans l’attentat du 6 Avril 1994. Les missiles de type SA-7 ne peuvent être utilisés de nuit tandis que les missiles de type mistral ont été jugés « trop récents » et « trop sophistiqués »: la première exportation date de 1996 pour le Mistral 1 et le Mistral 2 n’est produit que depuis l’an 2000. Le type de missiles utilisés dans cet attentat a été reconnu par tous les experts balistiques qui se sont penchés sur la question comme étant des missiles de type SAM-16 de fabrication russe et dont les lances missiles retrouvés sur le lieu du crime ont permis d’établir la traçabilité. Ils auraient fait partie d’un lot d’armements commandés en Russie par l’Ouganda alors allié au FPR.

Les prétendus secrets du Journal Libération ne peuvent pourtant pas résister à l’épreuve des faits et des arguments que le Comité de coordination des FDU Inkingi vous expose ci-après :

1. Le document divulgué par le journal Libération ne constitue en rien un fait nouveau puisqu’il est connu depuis au moins seize ans par tous les spécialistes du Rwanda. Présenté comme élément de preuve devant le Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR), ce dernier l’a définitivement écarté en raison de sa faible consistance.

2. Aucun des acteurs clés de la Mission des Nations Unies au Rwanda (MINUAR), pourtant très bien au fait de la réalité de l’armement des anciennes FAR, n’a jamais fait mention ni confirmé une telle présence de missiles Mistral. Il s’agit du Représentant spécial des Nations Unies et Chef de la MINUAR, Monsieur Jacques-Roger Booh Booh, du Commandant de la mission, le Général Roméo Dallaire, enfin, du Commandant du Secteur de Kigali, le Colonel Luc Marchal. Ce dernier, en même temps commandant du Bataillon belge, lequel constituait l’ossature essentielle de la MINUAR, approché par nos soins, a précisé deux choses :

« 1. le capitaine Sean Moorhouse qui a rédigé le rapport en question ne faisait pas partie de la MINUAR au moment de l’attentat, ce n’est que bien plus tard qu’il est arrivé sur place.

2. il est évident que si les FAR disposaient de missiles de type SA-7 et MISTRAL je n’aurais pas pu ne pas le savoir ; en outre, posséder simplement des missiles sol-air est une ineptie car cela implique toute une chaîne logistique et une infrastructure d’entraînement adaptées, ce qui n’était pas le cas ; il faut savoir que l’aptitude au tir exige un entraînement très, très régulier sur simulateur à défaut de pouvoir procéder à des tirs réels ; or ce genre d’infrastructure n’existait pas » !

3. Depuis la signature d’un accord de consignation des armes dans la ville de Kigali entre le chef d’Etat-major de l’armée rwandaise et la MINUAR fin 1993, toute la liste des armes était connue et c’est la MINUAR qui avait les clés des magasins d’armes et contrôlait les armes et munitions dans tout Kigali, conformément audit accord, cela, en collaboration avec les services logistiques de l’armée rwandaise. Comment la possession et l’entrepôt de tels missiles aient pu échapper à la vigilance du contingent militaire onusien et comment la liste des armes consignées a-t-elle pu oublier d’en faire mention.

4. Contrairement à l’opinion largement répandue, ce n’est pas que la seule France qui entretenait la coopération militaire avec le Rwanda avant 1994, les coopérations militaires belge et allemande y étaient aussi actives sur place. Les Etats-Unis eux-mêmes accordaient des bourses d’études à des officiers dans leurs grandes écoles de guerre. Avec les connexions et le renseignement militaire qui se nouent à l’occasion de ces relations, il est aisé de saisir que ces trois pays auraient été informés de l’existence d’un tel armement, par ailleurs prohibé.

5. La détention d’armes d’un tel calibre exige une formation spécialisée, un entraînement régulier ainsi qu’une infrastructure coûteuse et appropriée. Or, il est de notoriété publique qu’aucun militaire des ex-FAR n’a été formé au maniement des missiles sol-air et il n’est pas connu d’équipements de simulation ni de zone militaire d’entraînement réservé au guidage et au tir de tels armes.

6. Le Document confidentiel du 7 mars 1993 signé à Bujumbura entre le Gouvernement rwandais de coalition dirigée à l’époque par l’opposition au régime Habyarimana et le FPR relatif aux modalités de retrait des troupes étrangères prévoyaient que les troupes françaises allaient se retirer dès l’entrée à Kigali des troupes de la MINUAR. Ce fut chose faite fin novembre 1993. On s’imagine alors mal comment des soldats français sont rentrés chez eux en laissant derrière eux, à l’air libre, un équipement sophistiqué récent, recherché par des services de renseignement concurrents, dont il savait interdit d’exportation, de surcroît sans militaires formés pour son utilisation laissés sur place.

7. Jusqu’en avril 1994, toute demande d’importation de matériel militaire requérait l’approbation de la Banque nationale du Rwanda et du Gouvernement, à travers le ministre des finances. Cette fonction était assurée par Monsieur Marc Rugenera, un ministre de l’opposition très proche du FPR. Il a par ailleurs continué à exercer cette fonction après la victoire militaire du FPR. On peut se demander à juste titre pourquoi, jusqu’à aujourd’hui, le nouveau régime rwandais n’a montré, ni les pièces documentaires établies par la Banque, ni la décision ministérielle d’autorisation d’importation des missiles Mistral.

8. Enfin, dès lors que la partie avec laquelle les FAR étaient en guerre ne possédait pas d’unités aériennes de combat, quel était finalement l’intérêt à détenir dans leur arsenal 15 missiles sol-air ? Juste pour abattre un jour l’avion présidentiel ? L’argument s’avère très peu convaincant.

Le Comite de coordination des FDU Inkingi est d’avis que, au moment où de nouveaux témoins ayant exercé des fonctions très élevées au sein du FPR, par exemple le major Théogène Rudasingwa, ancien secrétaire général du FPR, ancien ambassadeur du Rwanda aux Etats-Unis et ancien directeur de Cabinet du Président Kagame, sont dernièrement venus déposer leurs témoignages devant la justice française, témoignages mettant en cause la responsabilité directe de certains membres du commandement de l’armée du FPR, la livraison du Journal Libération apparaît comme une simple manipulation destinée à éviter que la vérité sur la responsabilité du Président Paul Kagame dans cet attentat n’éclate, ce qui devient de plus en plus probable. Le Comité de coordination des FDU Inkingi demande au nouveau gouvernement français et à l’opinion publique de ne prêter aucun crédit à l’article de Madame Maria Malagardis, lequel s’avère une diversion de mauvais goût destiné à travestir la vérité et à manipuler les juges dans une affaire très grave qui mérite notre plus grande attention, puisqu’elle a été le déclencheur d’un génocide.

Fait à Lausanne (Suisse), le 3 juin 2012

Le Président du Comité de coordination des FDU Inkingi

Dr Nkiko Nsengimana

ISHYAKA CNDP RYAVUYE MU BASHYIGIKIYE PEREZIDA KABILA

ISHYAKA CNDP RYAVUYE MU BASHYIGIKIYE PEREZIDA KABILA francois-tubihimbaze-rucogoza-minisitiri-wubutabera-no-gucyura-impunzi-muri-kivu-zombi.1-265x300

François Rucogoza

Amakuru dukesha Radio Okapi ikorera mu mujyi wa Goma muri Congo, aratumenyesha ko abarwanashyaka ba CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) bafashe icyemezo cyo kuva mu bashyigikiye Perezida Kabila (Majorité présidentielle). Nk’uko abo barwanashyaka babitangarije Radio Okapi kuri iki cyumweru tariki ya 3 Kamena 2012 i Goma, icyemezo cyafatiwe mu nama ya Bureau Politique ya CNDP.

Uko kuva mu bashyigikiye Perezida Kabila byajyanye no kwegura kwa Ministre w’Intara ya Kivu y’amajyaruguru ushinzwe ubutabera Bwana François Rucogoza waturukaga muri CNDP. Uwo mu Ministre wa CNDP yavuye muri Guverinoma y’intara ya Kivu y’amajyaruguru hamwe n’abo bakoranaga bose baturuka muri CNDP.

Mu kiganiro Bwana Rucogoza yagiranye na Radio Okapi ku murongo wa telefone, yasobanuye ko muri icyo gikorwa, CNDP irashaka gushyira igitutu kuri Guverinoma ya Kivu y’amajyaruguru ngo igarure umutekano muri iyo ntara.

Bwana Rucogoza yagize ati:«bikurikije icyemezo cy’ubuyobozi bwa politiki bw’ishyaka CNDP nanjye ndimo, hafashwe icyemezo cy’uko twava muri guverinoma ya Kivu y’amajyaruguru. Ubushize, hari hatangiye ubushyamirane muri Kivu y’amajyaruguru, twashyikirije amatangazo 4 Leta ya Congo kugirango ubushyamirane buhagarare ariko Leta ya Congo yaraduhakaniye. Niyo mpamvu ubuyobozi bwa Politiki bw’ishyaka ryacu bwafashe icyemezo cy’uko ngomba kuva muri Leta ».

Mu guhakana ibivugwa ko CNDP yaba yavuye muri Leta ngo isange umutwe M23, François Ruchogoza yavuze ko ishyaka rye risaba Leta ya Congo gukurikiza amasezerano yo ku ya 23 Werurwe 2009, yateganyaga cyane cyane ko abari abarwanyi ba CNDP bakwinjizwa mu ngabo za Congo na Polisi ya Congo, abanyapolitiki ba CNDP bagashyirwa muri Leta, n’impunzi ziri mu Rwanda no muri Uganda zigatahuka.

Ariko umukuru w’ishyaka CNDP mu rwego rw’igihugu, Senateri Mwangacucu avuga ko atazi iby’icyo cyemezo.
Guverineri wa Kivu y’amajyaruguru Bwana Julien Paluku we yavuze ko ataramenyeshwa ku mugaragaro iryo yegura rya Bwana Rucogoza.

Marc Matabaro

Rwiza News

Victoire Ingabire aracyakora byinshi kandi ari mu gihome!

Umugabo Simeon Musengimana aherutse gushinga iradio idasanzwe ayita « Ijwi rya rubanda ». Iyi radio ikorera kuri internet imaze kwamamara bitangaje mu babasha kuba bagera kuri internet. Uretse ko n’abatayigeraho bashobora kuba bakurikira ibiyivugwaho, dore ko aho itumanaho rya telefoni ryatereye imbere umunyarwanda aho ari hose n’iyo yaba ari mu murima ahinga ashobora kumva ahamagawe na radio « Ijwi rya rubanda »! Ubundi kimwe mu biranga intege nke z’abaharanira ko ibintu bihinduka mu Rwanda ni ukutagira aho bavugira. Gukorera kuri internet ni amaburakindi. Niwo mwanya wonyine abanyarwanda bashobora kwinigura (liberté d’expression) batikanga ko ubutegetsi bw’igitugu bubahitana. Ubutegetsi bushobora gukurikirana nibyo abitabaza internet, ariko rero ibyo bwakora byose ntibibuza ko igitekerezo cyatanzwe kiba cyatambutse. Intege nke z’iyo mikorere yo kuri internet twaza kuyigarukaho, ariko reka turebere hamwe ibitangaza bya radio Ijwi rya rubanda.

Igitangaza cya mbere cya Radio Ijwi rya rubanda, ni ukubona iradio ifite Umunyamakuru umwe ariko igakora 24/24. Ese ibanga ry’umunyamakuru Musengimana ni irihe kugira ngo abashe gukora iyo exploit? Ese izo mbaraga (energie) azivana he? Umunyamakuru umwe rukumbi wa radio Ijwi rya rubanda ntahagararira mu kuvuga gusa cyangwa gutangaza indirimbo n’ibindi biba byarafashwe amajwi. Afata umwanya agatelefona abanyarwanda, haba mu Rwanda, haba ahasigaye hose ku isi! Aha abanyarwanda b’ingeri zose ijambo. Nta kibazo kivugwa haba muri politki no buzima busanzwe kimusoba. Mu gihe tugitegereje kumenya ibanga Bwana Musengimana akoresha kimwe n’aho avoma imbaraga, twabasha byibuza kwishimira ko ubutwari bw’umunyamaukuru Musengimana afite aho abukomora! Aho nta handi ni kuri Madame Victoire Ingabire!

Burya abategekesha igitugu baribeshya, bakishuka cyane, igihe bibwira ko iyo bafunze umuntu, bamurigishije cyangwa bamufunze umunwa ku buryo bwose baba bahagaritse ibikorwa bye. Siko biteye. Kugirira nabi abantu kw’abanyagitugu biri mu byihutisha irindimuka ryabo. Hari umuhanga wavuze ati « le sang des martys c’est la semance des chrétiens ». Kandi koko uko ubukristu bwagiye butotezwa n’abanyagitugu nibyo byatumaga burushaho gukomera. Nta gushidikanya ko guhohoterwa kwa Madame Ingabire biri mu bintu by’ibanze bizakora ku butegetsi bwa Kagame. Umunsi wose urangiye Ingabire Umuhoza ari mu gihome, ungana n’iminsi ijana igabanutse ku gihe ingoma ya Kagame yari kuzamara. Ikimenyetso gikomeye ni radio Ijwi rya rubanda. Habonetse abandi banyarwanda nk’ijana bagira determination nk’iya Simeoni Musengimana, n’ejo wakumva Kagame yahirimye.

Gukorera kuri internet ni amaburakindi. Ubundi ntibyagombye kubaho ko habanza ibikorwa kuri internet, nyuma bikajya byajya muri réalité. Amaradiyo cyangwa ibinyamakuru byagombye kuba byakirwa n’inyakiramajwi abantu benshi bashobora gutunga nyangwa se ibyandikwa bigasomwa no mu mpapuro. Siko ibintu byagombye kugenda ko ibikorwa bigaragarira gusa kuri za mudasobwa. Ibikorwa muri réalité, nibyo bigomba guhitamo internet nk’igitangazamakuru. Internet yagombye kuba igikoresho (icyifashisho), ntiyagombye kuba ishingiro ry’ibikorwa. Umuntu wese aba agomba kwibaza ati: Ese internet iramutse itariho, ibikorwa byanjye byakomeza? Iyo igisubizo kibaye ko internet itariho ibikorwa bitakomeza, ni ukuvuga ko imikorere iba ifutamye cyane, abantu baba baba bagomba guhindura imikorere. Internet igiye yifashishwa mu gutiza imbaraga ibikorwa biriho muri réalité, nta gushidikanya ko yakora ibitangaza.

Abanyapolitiki bacu (cyane cyane abaharanira ko ibintu bihinduka), bakwiye kurangwa n’ibikorwa bifatika mbere na mbere. Itangazamakuru rikorera kuri internet, yaba amaradiyo cyangwa ibinyamakuru byandikwa, bizajya bibunganira. Niba hagomba kubaho revolusiyo, internet yagombye gushyigikira ibikorwa biri mu rwego koko rwo guhindura ibintu mu gihugu. Ntabwo bikwiriye ko internet yatiza umurindi abanyapolitiki batarangwa n’ibikorwa, ahubwo ugasanga bibwira ko gutanga amatangazo yamagana kuri internet aribyo bihindura ibintu. Niba ishyaka rikorera mu gihugu ni urugero, rikaba ridashobora kwitabaza itangazamakuru risanzwe, ahubwo rigakoresha internet, nta gushidikanya ko ibikorwa byaryo bidashora kugira icyo bihindura kigaragara mu gihugu. Ibikorwa bivugwa ku maradio akorera ku mirongo ya FM cg. SW ndetse na televiziyo zikabyerekana, nibyo byagaragaza ko abantu baba bahindura ibintu by’ukuri.

Radio Ijwi rya rubanda nitere imbere. Umunyamakuru wayo nashyigikirwe ku « bitangaza » akora. N’ibindi bitangazamakuru n’amaradiyo akorera kuri internet nibitere imbere. Ariko ababikoresha bibuke ikintu gikomeye: Bagomba gushyigikira ibikorwa kurusha uko bashyigikira gahunda ziri mu magambo, cyane cyane iz’abanyapolitiki bamwe bashobora kwibeshya ko internet ubwayo ariyo yahindura ibintu uko babyifuza. Ibikorwa bigomba kuruta amagambo, iyo bitabaye ibyo hari igihe internet yahinduka gusa urubuga rw’ibihuha, uretse ko n’ibihuha ngo hari abo bifasha kwivura stress! Ku bakeneye kwivura, ibihuha biri kuvugwa ubu dusanga kuri rwizanews nabyo bibagereho!

La rédaction, Le Médiateur Umuhuza

Lettre témoignage de James Gasana

Lettre témoignage de James Gasana jamesgasana-300x228Madame, Monsieur,

Je soussigné, Dr. James Kwizera Gasana, né le 9 mars 1950 à Gituza (Rwanda), de nationalités rwandaise et suisse, ingénieur forestier, domicilié à Bussigny-près-Lausanne, Suisse, aimerais apporter un témoignage pouvant fournir des éléments utiles en vue de la conclusion du cas repris en objet.

Je souhaite que ce témoignage puisse servir devant la justice, et à cet effet, je vous prie de trouver en pièce jointe la photocopie de ma carte d’identité et mon CV. A la lecture du rapport ci-dessus, il se pose la question de savoir laquelle des armées des Forces armées rwandaises (FAR) et du Front patriotique rwandais (FPR) avait les missiles sol-air et les gens formés pour les utiliser, pour aussi en déduire qui des deux aurait réalisé le tir sur l’avion de feu président Juvénal Habyarimana. C’est en ma qualité d’ancien ministre au gouvernement rwandais, successivement de l’Agriculture, de l’Elevage et des Forêts (juillet 1990 – décembre 1991), de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Environnement (janvier 1992 – Avril 1992), et de la Défense (avril 1992 – juillet 1993), et auteur du livre «Rwanda: Du Parti-Etat à l’Etat-Garnison. Harmattan, Paris, 2002», publié aussi en espagnol sous le titre «Rwanda: Del Partido-Estado al Estado-Quatel – Contribución al análisis de la crisis de los Grandes Lagos. IEPALA, Madrid, España», que je vous prie d’accepter mon témoignage.

Les Forces armées rwandaises (FAR) n’avaient ni les missiles sol-air ni les personnes formées pour l’utilisation de ces missiles. A ma connaissance, aucun militaire des FAR n’avait été formé à l’utilisation des missiles anti-aériens sol-air avant le 16 avril 1992, date à laquelle j’ai été nommé ministre de la Défense. Aucun militaire des FAR n’a été formé pendant que j’étais titulaire de ce Ministère (16 avril 1992 – 20 juillet 1993). Durant cette période je n’ai jamais pensé un seul instant que les FAR avaient besoin d’acquérir les missiles anti-aériens sol-air, et d’ailleurs aucune demande ne me fut introduite par l’état-major à cet effet. La défense antiaérienne sophistiquée ne fut jamais une préoccupation du Rwanda depuis le début de la guerre en octobre 1990 car la rébellion du FPR ne menait pas de combats aériens. Dans une situation d’énormes contraintes budgétaires que le gouvernement connaissait en cette période de guerre, les FAR ne pouvaient pas se doter d’un armement anti-aérien qu’elles n’allaient pas utiliser contre une guérilla qui n’avait ni avions ni hélicoptères.

Depuis octobre 1990 le FPR avait les missiles sol-air et disposait des gens formés pour les utiliser. La preuve irréfutable que le FPR disposait des missiles antiaériens sol-air est qu’il les a utilisés trois fois avec succès pour abattre un avion et des hélicoptères des FAR: le 07/10/1990, le FPR a abattu avec un missile sol-air SAM-7 un avion de reconnaissance de type Islander au Mutara, près de la frontière avec l’Ouganda. Sont morts calcinés dans l’avion, le commandant Augustin Ruterana et le lieutenant Anatole Havugimana, respectivement pilote et co-pilote. J’ai même présidé la cérémonie de mémoire de ces deux officiers à l’Ecole d’officiers de Kigali en 1992. Le 23/10/1990, le FPR a abattu avec un missile sol-air SAM-7 un hélicoptère à Nyakayaga, commune Murambi. L’hélicoptère était piloté par le commandant Jacques Kanyamibwa (survivant). Le co-pilote, le capitaine Javan Tuyiringire est mort calciné dans l’épave. Le 13/02/1993, le FPR a abattu avec un missile SAM-7 un hélicoptère Ecureuil en commune Cyeru, tuant le pilote, le capitaine Silas Hategikimana qui effectuait une mission de ravitaillement.

Je ferais noter aussi qu’en août 1992, deux officiers supérieurs égyptiens, un Américain et un Ougandais, ont été arrêtés à l’aéroport d’Orlando, en Floride aux USA, au moment où ils s’apprêtaient à embarquer pour l’Ouganda de façon illicite une cargaison d’ armes, dont des lance-missiles. Le capitaine ougandais arrêté dans le coup est Innocent Bisangwa, adjoint du secrétaire particulier du président Yoweri Museveni et beau-frère de feu major Bayingana du FPR. A l’époque j’ai rapporté cette arrestation au gouvernement rwandais.

Dans mon livre ci-dessus vous trouverez des éléments et une ample analyse qui justifient d’exclure les FAR comme auteur de l’attentat contre le président Habyarimana.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma haute considération.

Bussigny, le 2 avril 2012

Dr. James K. Gasana

Missiles au Rwanda: la révélation de Libération est un « pétard mouillé » selon Luc Marchal

Missiles au Rwanda: la révélation de Libération est un

Luc Marchal

La « révélation » par le journal français ‘Libération’ de la présence de missiles antiaériens Mistral dans l’arsenal de l’armée rwandaise à la veille du génocide de 1994 a été contestée par d’anciens Casques bleus belges présents au Rwanda à cette époque.

« Ce prétendu scoop n’est en réalité qu’un pétard mouillé et rien de plus », a affirmé dimanche à l’agence BELGA le colonel à la retraite Luc Marchal, qui commandait à l’époque le secteur Kigali de la Mission des Nations unies pour l’Assistance au Rwanda (MINUAR).

Selon ‘Libération’, une liste révélant la présence de ces missiles sol-air de fabrication française – découverte par une journaliste britannique, Linda Melvern, dans les archives de l’ONU – a été remise jeudi aux juges Marc Trévidic et Nathalie Poux par les avocats des personnalités rwandaises mises en examen (inculpées) dans cette affaire en France pour leur implication présumée dans l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, piloté par un équipage français.

« Ce fameux document soi-disant découvert ‘par hasard’ par Linda Melvern est connu depuis longtemps. Il a été discuté au Tribunal (pénal international sur le Rwanda, TPIR) d’Arusha (Tanzanie) il y a déjà pas mal d’années et classé comme non pertinent », a souligné le colonel Marchal.

L’ancien « numéro deux » de la force onusienne au Rwanda – tout comme un autre ex-Casque bleu belge souhaitant rester anonyme – émet de sérieux doutes sur la possession de tels missiles par les Forces armées rwandaises (FAR) en 1994.

« Il est évident que si les FAR disposaient de SAM type Mistral, je n’aurais pas pu ne pas le savoir », a assuré l’ex-officier.

Deux missiles antiaériens ont servi à commettre l’attentat du 6 avril 1994 contre le Falcon 50 du président Habyarimana, considéré comme le déclencheur du génocide rwandais, qui en cent jours a coûté la vie à 800.000 personnes selon l’ONU. Il a aussi indirectement causé la mort de dix Casques bleus belges, assassinés le lendemain à Kigali.

Selon le colonel Marchal, « posséder simplement des missiles sol-air est une ineptie car cela implique toute une chaîne logistique et une infrastructure d’entraînement adaptées, ce qui n’était pas le cas ». « L’aptitude au tir exige un entraînement très, très régulier sur simulateur à défaut de pouvoir procéder à des tirs réels, or ce genre d’infrastructure n’existait pas », a-t-il ajouté.

Un point de vue partagé par un autre ex-Casque bleu de la MINUAR qui l’a confié samedi soir à BELGA sous le couvert de l’anonymat. « A ma connaissance, ce genre d’équipements n’était pas entreposé dans les dépôts de munitions » des FAR, a-t-il dit.

Le colonel Marchal rejette aussi l’argument selon lequel les missiles auraient été cachés en dehors de la zone de consignation des armes établie par l’ONU autour Kigali (KWSA).

« Pareil argument ne tient pas la route étant donné que tous les organes de décision se trouvaient à Kigali (tout comme le bataillon de la rébellion du Front patriotique rwandais, le FPR désormais au pouvoir) et donc que si la présence de missiles sol-air se justifiait quelque part c’était bien dans la capitale et non ailleurs.

Le colonel Marchal a encore expliqué que le document cité par ‘Libération’ a été établi par le capitaine Sean Moorhouse, qui faisait partie de la MINUAR 2 – mise sur pied le 8 juin 1994, deux mois après le début du génocide. « Il a été rédigé après le génocide sur base d’informations ‘non vérifiées’ provenant de Human Rights Watch et qui se sont révélées non fondées », a ajouté l’ex-officier belge.

Selon lui, le capitaine Moorhouse a lui-même « confirmé que son document était basé sur des rumeurs qui circulaient à Kigali à l’époque et qu’il considérait ces rumeurs comme fantaisistes ».

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