France – François Hollande élu président

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François Hollande

Au terme d’une campagne sous haute tension, François Hollande remporte la présidentielle avec 52 % de voix, contre 48 % à Nicolas Sarkozy, selon les premières estimations. « Il n’y a pas deux France qui se font face : il n’y a qu’une seule France, une seule Nation réunie dans le même destin », a-t-il affirmé. « Je porte toute la responsabilité de cette défaite », a déclaré de son côté Nicolas Sarkozy, lors d’une intervention à la Mutualité à Paris.

Le septième président de la Ve République est socialiste. Trente et un an après l’élection de François Mitterrand, François Hollande a remporté ce dimanche 6 mai 2012 le second tour de l’élection présidentielle. Le score semble sans appel, même si légèrement inférieur à celui que lui prédisaient les instituts de sondage en fin de semaine. François Hollande obtiendrait 52 % des voix, selon les premières estimations TNS-Sofres, soit un score très proche de celui de son modèle Mitterrand en 1981 (51,7 %), contre 48 % à Nicolas Sarkozy. La participation électorale à peu près égale à celle du premier tour, à environ 81 %.
« Une seule Nation réunie dans le même destin »

Au terme d’une campagne sous haute tension, ce score n’est pas la garantie d’un état de grâce. Grave, comme il l’avait été ces derniers jours pour désamorcer toute attente, François Hollande a pris la parole à Tulle, une heure et demie après la proclamation des résultats. « Je mesure la lourdeur de la tâche qui m’attend… Je serai le président de tous. Il n’y a pas deux France qui se font face : il n’y a qu’une seule France, une seule Nation réunie dans le même destin », a-t-il affirmé, dans la lignée de ses discours de campagne.
« Je demande à être jugé sur deux engagenents majeurs, la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix, chacune de mes décisions se fondera sur ces seuls critères: Est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse? », a déclaré le vainqueur de la présidentielle, avant de s’envoler pour Paris et la place de la Bastille.

Rompant avec l’ambiance électrique de la campagne, les socialistes invités sur les plateaux de télévision ont évité l’arrogance et les débordements de joie. La crise est là. L’autre scrutin d’aujourd’hui, les élections législatives en Grèce risque de nouveau de précipiter dans la tourmente une zone euro en panne de croissance.
« Je suis grave. Il faut sortir de l’austérité en Europe », a indiqué Jean-Marc Ayrault, pressenti pour Matignon, sur France2. « Nous sommes assaillis d’un sentiment de responsabilité et de gravité», a renchéri Pierre Moscovici sur TF1, tandis que Ségolène Royal, sur France 2 jugeait la « La situation difficile. On aura besoin de tout le monde pour redresser le pays ». Dès dimanche soir, François Hollande aurait joint au téléphone Angela Merkel, la chancelière allemande.
Un seul et unique mandat pour Nicolas Sarkozy

Pour le président sortant, la défaite est rude, mais elle n’est pas humiliante. Comme Valéry Giscard d Estaing, le seul président avant lui qui se représentait sans sortir d’une cohabitation, Nicolas Sarkozy a été renversé par les urnes après un seul et unique mandat. Devant l’affluence qu’il enregistrait lors de ses meetings, il pensait cette semaine encore pouvoir créer la surprise et tablait sur un « vote caché » le concernant. Il n’en a rien été.
Depuis un an, tous les sondages sans exception le donnaient perdant. Il n’a pas réussi à les faire mentir, victime de la crise économique, de l’anti-sarkozysme puissant qui régnait dans le pays, et d’une campagne électorale qui avait suscité des tensions au sein même de sa famille politique. « Je porte toute la responsabilité de cette défaite », a affirmé Nicolas Sarkozy à 20 h 30, lors d’une intervention à la Mutualité à Paris. Emu, serein, il a annoncé qu’il en tirerait « toutes les responsabilités ».
« Je resterai l’un des vôtres mais ma place ne pourra être la même »

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« Une autre époque s’ouvre, je resterai l’un des vôtres mais ma place ne pourra être la même », a-t-il indiqué sans plus de précision. Lors de la campagne, il avait indiqué qu’il quitterait la vie politique en cas d’échec. Ce dimanche soir, il est resté plus évasif, assurant qu’il continuerait à se battre pour les valeurs qu’il a défendues. Après s’être entretenu au téléphone avec François Hollande, il lui a souhaité « bonne chance au milieu des épreuves. Ce sera difficile mais je souhaite de tout coeur qu’il réussisse ». Nicolas Sarkozy a demandé aux Français « de respecter le nouveau président. J’ai beaucoup souffert que l’institution que je représentais ne le soit pas ».

Ses proches ont entamé le même air sur les ondes, rendant hommage à un président qui s’était « donné sans compter » et avait été sanctionné avec « un peu d’injustice », selon Henri Guaino. Conscients qu’une page politique se tourne, les responsables de l’UMP ont évité d’ouvrir la guerre entre eux. Alain Juppé, Jean-François Copé, François Fillon, Xavier Bertrand, Jean-Pierre Raffarin ont assuré qu’ils mèneraient unis la bataille pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochain. Leur slogan en tout cas est le même : « Il ne faut pas laisser au Parti socialiste tous les pouvoirs ! »

Source: CÉCILE CORNUDET, Lesechos.fr

 


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